Bayrou, entre deux chaises, Les nouveaux adhérents lui reprochent de favoriser, pour les retenir, les élus UDF.
Au Modem, le fossé se creuse. Les tensions entre les élus du parti et les nouveaux convertis, entre les notables et les militants qui ont rejoint François Bayrou lors de la présidentielle, se sont
ravivées à l'approche des élections municipales et cantonales de mars prochain. «Bayrou doit composer avec une base plutôt de sensibilité de gauche et des élus dont le centre de gravité les pousse
à droite pour conserver leur fauteuil. Il ne pourra pas éternellement tenir les deux bouts» , analyse un ex-UDF rallié au Nouveau Centre, la branche centriste de la majorité sarkozyste.
Les nouveaux adhérents redoutent que leur leader local privilégie le court terme en s'alliant électoralement avec l'UMP du coin au détriment des revendications des militants de base.
François Bayrou tente de tenir les deux fers au feu en vue du congrès du Modem qui doit sceller, dans moins d'un mois, la disparition de l'UDF.
Jean-Luc Bennahmias (ex-Verts), rallié à Bayrou, prévient que si «le Modem ne maintient pas sa ligne d'indépendance dans plusieurs villes de France, alors il n'existera pas».
pour Didier Bariani, Bayrou c'est aujourd'hui un astre mort
Il n'y a rien de réjouissant pour la Gauche à ce que le Modem n'existe plus.
Certes, cela ferait un adversaire potentiel de moins pour 2012, mais le PS a cruellement besoin d'alliés relativement forts pour conquérir le pouvoir. Je parle bien de conquête et non de reconquête
car le PS n'a jamais réussi à conquérir le pouvoir, chaque victoire électorale ayant été, en fait, grâcieusement donnée par la Droite et ses divisions. Cette incapacité a toujours eu une même
cause: la volonté hégémonique du PS de se trouver seul aux commandes. Cette volonté l'a conduit à systématiquement tuer tous ses alliés. Il est vrai que le PC et les Verts ont leur propre
responsabilité dans leurs échecs respectifs mais la direction du PS aurait du comprendre depuis longtemps qu'ils n'accéderaient pas seuls au pouvoir.
La même erreur est en train de se reproduire avec le Modem. Au lieu d'offrir des alliances, Hollande a préféré tourner le dos à Bayrou. La droite est plus maline qui ne dit non à rien. C'est donc
en toute logique que les notables veulent rester avec leur anciens amis.
Ce n'est pas en s'alliant avec le Modem que le PS perdra son âme, qui a été de toute manière perdue il y a bien longtemps. Bien au contraire une alliance avec le Modem obligerait le PS à être plus
ferme sur ses convictions.
Mais voilà, le PS est aussi bien trop occupé à laisser des places à tous les courants qui le compose. Du coup, il n'y a plus d'espace pour l'extérieur et même les minorités ont bien du mal à
trouver leur place sur les listes.
Ces erreurs stratégiques ne se payeront peut- être pas aux municipales mais bien plus certainement aux présidentielles. Mais qu'importe pour nombre de caciques du PS car pour eux l'élection qui
compte c'est les municipales justement. C'est là qu'ils sont élus et c'est de là qu'ils tirent leur pouvoir et donc leur contrôle sur l'appareil du parti. Bien entendu ce genre de réflexion n'est
pas au goût du jour de la rénovation!
voir l'article de libé
Par devoir d'agir
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Publié dans : Réflexion pour l'avenir
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